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  1. 04
    juil

    Airbus consolide sa logistique à Toulouse

    Note 2.77/5 (83 votes)
    Posté par CG, 04-07-2013 à 10:49 | Commenter | nb: 0 nombre de commentaires
    Airbus consolide sa logistique à Toulouse

    Airbus fait de la région Toulousaine un vrai pôle logistique afin de sécuriser la montée en cadence de ses productions. Cette implantation lourde en investissements et en emplois sera portée par Airbus et confiée pour l’exploitation au logisticien Kuehne et Nagel dont sa division spécialisée KNAI –Kuehne et Nagel Aerospace Industry assure déjà cette mission sur la Région [...] Toulousaine pour Airbus depuis 2008. C’est une consolidation partenariale qui se met en place.
    Face aux montées en cadences de ses usines d’assemblage, Airbus étoffe son dispositif de logistique industrielle dans l’agglomération toulousaine (Haute-Garonne). L’avionneur européen Airbus devrait lancer dans le courant de l’été ce nouveau chantier de taille sur l’agglomération toulousaine : la construction de 53 000 mètres carrés de locaux, dont 36 000 mètres carrés de hangars de stockage, complétés par des bureaux et locaux techniques, pour réorganiser la logistique industrielle de ses usines toulousaines. Un terrain de 11 hectares a été retenu sur la commune de Cornebarrieu, pour accueillir le projet. Il se pourrait bien qu’Airbus principal animateur économique de la Région Midi Pyrénées apporte une fois encore une corde logistique supplémentaire à cette Région en lui offrant l’opportunité d’un développement logistique mondial en fret aérien. Position qui ne devrait pas passer inaperçue aux yeux d’entreprises spécialisées dans le commerce mondial.
    L’investissement, évalué à 35 millions d’euros, sera porté par Airbus. L’exploitation du site sera ensuite confiée à Kuehne+Nagel Aerospace & Industry (KNAI), qui assure la logistique des sites industriels d’Airbus depuis 2008. La livraison de nouveau hub, dédié à la fois aux besoins logistiques de tous les sites d’assemblage de l’avionneur sur l’agglomération toulousaine, ainsi qu’à ceux de son usine de production de mâts, de Saint-Eloi, à Toulouse, est prévue pour l’été 2014. Alors qu’aujourd’hui Vatry principal aéroport français en matière de Fret connait des difficultés à pérenniser son activité, Toulouse Blagnac devrait simplement grâce à cette locomotive de TGV qu’est Airbus, renforcer sa position dominante européenne par le simple apport de sa logistique fret. En définitive c’est un très bel avenir qui se dessine pour cette Région qui doit énormément à son industrie aéronautique. Richesse économique et pas seulement, pour une Région qui a su tirer profit de la qualité d’un savoir faire et d’une fiabilité reconnus par toute une profession. Une nouvelle zone logistique concernant le fret aérien pourrait donc se développer non loin de la future implantation logistique d’Airbus. Le handicap géographique d’une Région, adossée aux Pyrénées loin des axes de transports continentaux traditionnels, a fait que ce territoire délaissé devienne un des berceaux de l’industrie aéronautique mondiale et sa principale ressource. La réussite de l’avionneur confirmée par le carnet de commande du dernier salon du Bourget face à son rival Boeing, va modifier sensiblement l’organisation globale des chaines logistiques et de production. Des efforts seront demandés au personnel de l’entreprise, il serait bon que les collectivités publiques participent également à cet effort en anticipant des moyens de transport accessibles et fluides pour les employés prenant leurs postes. Une liaison ferroviaire pour une desserte fret conventionnelle ou express comme Carex y trouvera toute sa pertinence. Cette dernière préconisation éviterait la surchauffe routière prévisible.
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  2. 03
    juil

    Fret Ferroviaire : Comprendre les acteurs

    Note 2.88/5 (68 votes)
    Posté par CR, 03-07-2013 à 16:44 | Commenter | Voir commentaire | nb: 1 nombre de commentaires
    Fret Ferroviaire : Comprendre les acteurs

    Ouvert à la concurrence ferroviaire, le marché français continue à se contracter face à une concurrence routière qui a obtenu des gains de productivité intéressants. La redécouverte du maritime boosté par la mondialisation des échanges a aussi pénalisé le train. La désindustrialisation qui a fait disparaître les flux massifs et répétitifs parfaitement adaptés au mode ferroviaire [...] ont également une lourde responsabilité dans la régression du train.
    Dans un tel contexte caractérisé par un effondrement des flux industriels, la SNCF, victime de ses inerties n’a su adapter sa politique de production faute d’avoir élaboré une stratégie claire et constante. Cette situation était parfaitement prévisible pour les responsables dont l’effectif est des plus fournis en diplômés des plus hautes écoles Françaises. Les aspects techniques, économiques ou encore politiques étant parfaitement identifiés, c’est bien une indécision chronique qui a entrainé le déraillement de FRET SNCF. La peur des conséquences d’adaptation du statu ferroviaire ont paralysé la SNCF. Une récupération de trafics à la hâte par VFLI atténue le panorama et justifiera d’une présence dans le fret ferroviaire chez GEODIS SNCF.
    Au milieu de ce combat de géants, ont été introduits les Opérateur Ferroviaires de Proximité – OFP, qui sont en période d’observation en l’attente d’avoir fait leurs preuves. Ces Opérateurs Ferroviaires Précaires, sans moyens significatifs, laissent tout espérer à des clients dupes de rien. Ces clients ne peuvent abandonner les transporteurs routiers qui les ont déjà sauvés lors de la débâcle de la SNCF. Au pays où tous regardent avec émerveillement David, terrassant Goliath, avec des yeux attendris, les lois du marché sont autres. Sur ce champ de bataille, la très forte implication capitalistique sans retour immédiat d’investissement ne voit hélas au travers des OFP qu’un intermède. Les Géants du ferroviaire, vigilants aux signes du marché ne laisseront passer aucune opportunité.
    Le 7 Mars 2003 le fret international a été ouvert à la concurrence et c’est le 13 juin 2005 que Véolia a fait circuler en France le premier train de fret non SNCF. VEOLIA CARGO et EUROPORTE 2, furent les deux premières entreprises à obtenir leur licence ferroviaire. C’est le 31 Mars 2006 que le transport ferroviaire de fret intérieur a été libéralisé. Trois grandes stratégies ont justifié l’implantation des opérateurs ferroviaires qui se développent actuellement sur le réseau ferré national. La première stratégie est une volonté d’aller capter à distance des trafics qui développeront leur fond de commerce. C’est ce qui a justifié l’installation de Europorte 2, filiale d’Eurotunnel qui voulait étoffer son trafic Transmanche. Véolia Cargo souhaitait compléter ses activités. Cette stratégie de croissance a été consolidée par le rapprochement de ces deux entités aujourd’hui exploitées dans Europorte Cargo qui les regroupe. Une deuxième logique consiste à installer en France, une structure assurant des conditions d’exploitation maîtrisées depuis leur pays d’origine, pour maintenir une continuité des transports en évitant les difficultés inhérentes à la SNCF. C’est ce qu’a fait ECR qui a essayé de valoriser son quota de trains réservés dans le tunnel sous la manche par une installation sur le continent. Cette politique très lisible pour la compagnie nationale Allemande DB Schenker a permis un rachat d’ECR qui est devenu l’exécutant de la DB pour la France.
    Cet accord a permis à DB de maîtriser de bout en bout les acheminements dont le transit en France et lui a ouvert le marché Britannique sur lequel ECR était déjà un acteur majeur. Enfin, troisième stratégie, Colas Rail qui est une entreprise du secteur des travaux publics, s’est installée sur le marché pour répondre essentiellement à ses propres besoins de transport ferroviaire. Cette obligation démontre que de manière récurrente, l’opérateur historique, la SNCF, ne savait pas répondre à la demande de ces clients. Ces lignes rigides de développement sont toujours ressenties chez les chargeurs. Ils disposent cependant d’offres différenciées de la part des nouveaux exploitants ferroviaires. Les trois stratégies présentées ne répondent que partiellement au marché mais sont des feuilles de route cohérentes.
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  3. 02
    juil

    L’Etat s’engage pour l’équilibre ferroviaire des territoires

    Note 2.79/5 (80 votes)
    Posté par CG, 02-07-2013 à 13:25 | Commenter | Voir commentaire | nb: 1 nombre de commentaires
    L’Etat s’engage pour l’équilibre ferroviaire des territoires

    Le Ministre des Transports Frédéric Cuvillier a annoncé à la presse ferroviaire ce matin, Mardi 2 Juillet 2013, que notre Premier Ministre Jean-Marc Ayrault allait confirmer ce 9 juillet 2013 qu’une enveloppe de 600 millions d'euros serait consacrée au renouvellement en matériel des trains Intercités TET.
    Cette annonce révèle bien toute la cohésion affichée par le gouvernement entre [...] les préconisations modérées du rapport Duron et les possibilités de l’Etat à prioriser le train du quotidien et le réseau ferré conventionnel. En période d’austérité c’est une manne de 600 millions qui se voit donc affectée de manière prioritaire aux enjeux majeurs du ferroviaire. Pragmatisme d’affectation des moyens dont le Ministère des Finances ne peut que se réjouir. En particulier, sur un dossier aussi important, l’Etat se doit de rester coordonnateur et garant des équilibres territoriaux. Bien que les besoins se comptent en milliards, ces 600 millions seraient les biens venus pour l’industrie ferroviaire française, ils lui permettraient de retrouver une visibilité. Cet aspect industriel permet à la France de rester dans le peloton de tête du ferroviaire. Ces 600 millions prennent en compte également les excédents de moyens de production dont dispose la SNCF dans son parc TGV. Il s’agit là d’une ressource supplémentaire que l’Etat va optimiser pour couvrir les besoins de renouvellement des lignes TET électrifiées.
    Le POLT, Paris – Orléans – Limoges – Toulouse pourra y trouver sa solution, tout comme la ligne Clermont Ferrand – Paris ou bien Bordeaux – Nice par Toulouse et Marseille. Cette orientation soutenue aujourd’hui par le Gouvernement et qui sera confirmée par le Premier Ministre moins de quinze jours après la publication du rapport Duron, scellera sûrement ce nouvel axe de développement du modèle ferroviaire par le choix des opérations retenues. Ce réalisme préserve en outre des moyens pour débloquer les projets du plan de marche Duron, cantonnés dans hypothèse optimiste et inscrits sur la période 2013-2030. Une prise en charge par l’Etat des relations d’équilibre des territoires est de nature à rassurer les Régions qui se voyaient déjà hériter de la charge. Les économies générées pour les Régions de France ne peuvent que les inciter à renforcer leurs participations dans les infrastructures nouvelles aux quelles ils prétendent. Monter un financement dans lequel elles pourront à leur tour soulager l’Etat ne sera qu’un simple renvoi d’ascenseur et permettra à l’Etat de se consacrer pleinement à ses missions fédératrices du territoire national.
    Les Elus des Cévennes seront ravis de cet engagement de l’Etat mais la Normandie ou encore Champagne Ardennes y trouveront de grands espoirs pour les trains TET qui les préoccupent également au plus haut point en termes de fiabilité. Des relations comme Bordeaux – Lyon par le Massif Central et Toulouse – Bordeaux – Nantes, apporteront une vraie réponse budgétaire aux déplacements des ménages, en jouant pleinement leur rôle social.
    600 millions pour suppléer la SNCF en fourniture de matériel TET est un levier dont l’Etat peut se servir pour demander à la SNCF d’affecter, sans délai, des TGV sur les lignes TET électrifiées. La polyvalence de ces TGV permettrait de continuer certaines missions sur LGV comme déjà le « Brive – Lille ».
    Le train de nuit est un produit TET et une très belle réponse aux territoires. A n’en pas douter, les responsables de l’Autorité Organisatrice des Transports (AOT) Trains d’Equilibre du Territoire en sont très conscients. Ce qui nous fait espérer avec beaucoup d’impatience, une réponse modernisée.
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  4. 01
    juil

    Transport multimodal, il ne faut pas qu’en parler.

    Note 2.84/5 (81 votes)
    Posté par CG, 01-07-2013 à 18:14 | Commenter | Voir commentaires | nb: 4 nombre de commentaires
    Transport multimodal, il ne faut pas qu’en parler.

    Le désengagement de la SNCF de l’opérateur de transport combiné Novatrans et une reprise très partielle des installations par le nouvel exploitant, laisse de nombreux sites disponibles. Ces sites, tel le site de Toulouse Fenouillet, s’ils n’étaient pas configurés comme les terminaux de dernière génération offraient des fonctionnalités et un équipement en parfait état. Alors que [...] l’ensemble des acteurs du transport sont sensibilisés par le report modal, une région comme Midi Pyrénées et sa métropole toulousaine laissent disparaitre un des seuls outils lié à l’intermodalité à gros débit. Loin de tout port maritime, le seul transport durable de désenclavement existant et accessible pour la Région est le mode ferroviaire. De deux chantiers potentiels, il ne reste plus aujourd’hui que le chantier SNCF exploité par Naviland pour le rail – route alors que l’agglomération toulousaine en partie grâce à Airbus et à l’aéronautique connait une croissance constante et durable de sa population. Il semblerait que les modes de dessertes pour ce territoire n’envisagent pas une orientation modale vers le développement durable.
    La décision de ne pas valoriser des outils qui apparemment étaient encore exploitables et recherchés sur le marché de l’occasion ne peut avoir été dictée par arbitrage local afin de préserver l’installation restante. Des contingences techniques doivent à l’évidence avoir justifié cette destruction ainsi sûrement qu’une future annonce d’ouverture de chantier moderne de report modal. Le chantier de démolition a été rondement mené en l’espace d’un weekend. En fin de journée, dimanche, le gros du découpage était terminé. Question : l’entreprise choisie est elle si chargée qu’elle n’a pu travailler que sur le weekend?
    Jamais friche multimodale n’a été démantelé aussi rapidement. Cette valorisation à minima se sera faite dans une discrétion des plus totales sans interpeller le moindre acteur Régional du Transport Combiné. L’affaire semble donc entendue sur les orientations Régionales futures. Seconde question : que va t il se passer sur cette zone qui mérite un traitement aussi rapide et mystérieux ? Il ne nous reste plus qu’à attendre pour découvrir l’affectation masquée de cette situation.
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  5. 29
    juin

    Un bus respectueux de l’environnement va se réceptionner en vélo

    Note 2.68/5 (79 votes)
    Posté par CG, 29-06-2013 à 15:39 | Commenter | Voir commentaires | nb: 4 nombre de commentaires
    Un bus respectueux de l’environnement va se réceptionner en vélo

    Accomplissement d’une grande performance sportive pour souligner les avancées environnementales accomplies par SETRA sur sa gamme ComfortClass 500.L’opérateur Mathias Bölck de Schuby (Schleswig-Holstein) à accompli 894 kilomètres en vélo jusqu’à Neu-Ulm en huit jours pour prendre livraison de son ComfortClass 500 Setra, un HD S 516. Bien que les inondations en Allemagne aient [...] forcé a faire plusieurs détours, cette performance qui a demandé d’effectuer entre 90 et 130 kilomètres quotidiens a été réussie comme prévue en 8 jours. Le copropriétaire, Mathias Bolck de la société d'autobus éponyme installée à Schuby (Région Schleswig- Flensburg) a par ses propres moyens effectué ce parcours cycliste de 894 kilomètres en huit jours (plus un jour de repos) afin de venir prendre livraison de son nouveau Setra en personne au centre client SETRA de Neu-Ulm. Le cycliste passionné avait déjà envisagé une première fois ce périple, mais pour venir chercher un SETRA Comfort Class 500 aussi protecteur de l’environnement, il se devait d’y aller avec un moyen respectueux de l’environnement : « J'ai pensé, que pour aller chercher ce un nouveau Setra S516HD respectueux de l'environnement ,équipé d’un moteur de la classe euro VI à basses émissions, je devais aussi effectuer mon voyage avec un mode aussi respectueux de l’environnement. http://www.media.daimler.com | EN SAVOIR PLUS | LIRE L'ARTICLE

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  6. 28
    juin

    Rapport Duron : le courage de la sagesse

    Note 2.84/5 (76 votes)
    Posté par CG, 28-06-2013 à 22:50 | Commenter | Voir commentaires | nb: 8 nombre de commentaires
    Rapport Duron : le courage de la sagesse

    Entre l’ensemble des projets retenu par le SNIT 2011 et le rapport Duron remis ce jeudi 27 juin 2013, soufflent une fois encore le chaud et le froid. Nous avons pour le premier un recensement de 245 Mds €uro de projets d’infrastructures retenus par le SNIT et réalisables sur 25 ans ; alors que par la courageuse intervention de mobilité 21, le rapport Duron n’entrevoit comme premières [...] priorités dans le scénario sécurisé et le pus réaliste, que 8 à 10 Mds €uro de projets engagés sur la période 2014-2030.

    En premières priorités également, le scénario n°2 bien plus optimiste propose d’engager jusqu’à 28 à 30 Mds €uros.

    C’est donc dans cet intervalle de 20 Mds €uro que le gouvernement va devoir négocier la tranche de travaux à définir avec l’ensemble des élus territoriaux porteurs de projets. Il est même certain que quelques Régions vont aller jusqu’à marchander chèrement la prise en compte de leurs dossiers. Et c’est pour cela aussi que cette liste éventuellement annoncée courant juillet, n’aura jamais rien de définitif puisque ce scénario n°2 intègre l’éventualité tant espérée d’un retour à meilleure fortune.

    Ce qu’il faut retenir du rapport Duron sur la mise en œuvre de l’ensemble de projets réalisables dans les années à venir.

    Tout d’abord, les projets retenus en premières priorité dans le scénario 1 sont avant tout des cibles économiques liées aux échanges commerciaux extérieurs ou internationaux.
    Le scénario 1 retient donc les projets d’amélioration des réseaux routiers ou ferroviaires profitant aux hinterlands des zones portuaires du Havre, de Fos-Marseille et de Nantes St Nazaire.
    Ce scénario n°1 concerne également en ferroviaire les projets facilitant la circulation des produits à partir de ces mêmes ports avec leurs hinterlands et l’ensemble du territoire. Il s’attaque en priorité aux grands points noirs du réseau ferroviaire, que sont les nœuds centraux de Lyon, Marseille et Paris.
    Une provision est également envisagée pour intervenir ponctuellement sur d’autres nœuds à enjeux du réseau ferroviaire tels que Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Rennes, Creil, Nîmes, Metz, Nancy, Mulhouse, Saint-Pierre des Corps ou encore Paris Gare du Nord.
    Seule liaison voyageur retenue, le projet de LGV Roissy – Picardie. Il faut noter que le Hub international aéroportuaire, Roissy Charles De Gaulle qui traite des marchandises à forte valeur ajoutée est concerné.

    Le scénario 2, toujours entre 2014 et 2030, concerne l’ensemble des projets d’infrastructure déposés en prévision d’une saturation future de l’existant. L’horizon de saturation restant encore non défini.
    Dans ce cadre là est retenu en première priorité le projet de LGV Bordeaux – Toulouse, projet pour lequel un rapport concernant l’aménagement de la voie actuelle a déjà été réalisé proposant à moindre coût des performances suffisantes.
    Commentaires :
    Concernant l’ensemble des projets ferroviaires et plus particulièrement les projets de LGV:
    C’est bien du couple incontournable « RFF/ SNCF » c'est-à-dire « infrastructure / exploitant » dont nous devons tenir compte.
    Si ce couple en constante adaptation était arrivé à maturité et qu’une visibilité au travers de cette éternelle nébuleuse qu’est la SNCF apportait la garantie d’une réelle rentabilité sur l’exploitation de ce service TGV et l’amortissement de l’infrastructure correspondante, il n’y aurait aucune raison de différer les chantiers LGV après 2030. Le financement en serait facilité.
    Tel n’est pas le cas et c’est bien là que se retrouve toute la prudence du rapport Duron, la conjoncture ne permet plus de soutenir indéfiniment la défaillance des structures ferroviaires qui grèvent des projets porteurs dans d’autres circonstances. La modernisation ferroviaire de l’existant tant pour le matériel, que l’infrastructure ainsi que l’amélioration des services doit rester une des priorités d’investissement. Une des vocations du ferroviaire est bien l’accompagnement des territoires même les plus isolés dans leur développement et non pas la création de friches ferroviaires.
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Robert & Gilles CLARACO Fondateurs du portail de l’intermodalité intermodalite.com