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Commentaires, réactions & échanges

  1. 07
    juil

    Troisième explosion d’un train en deux mois.

    Note 2.93/5 (96 votes)
    Posté par CG, 07-07-2013 à 09:42 | Commenter | nb:8 nombre de commentaires
    Troisième explosion d’un train en deux mois.

    Lac Mégantic : Petite ville du Canada en flammes après un nouveau déraillement d'un train transportant des matières dangereuses.
    Après l’explosion d’un train de produits chimiques dangereux au début du mois de mai et une deuxième explosion en Russie quelques jours après, voila qu’une nouvelle explosion intervient au Canada. Focaliser sur ce risque avéré vise simplement à faire [...] prendre conscience aux décideurs que ce risque ne semble pas aujourd’hui pris en France à sa juste valeur. Les planifications d’infrastructures ferroviaires nouvelles se consacrent essentiellement à la grande vitesse alors que ces urgences demandent d’autres priorités pour minimiser le risque.
    Devant de tels risques, il n’est plus utopique de penser que la priorité des nouvelles infrastructures ferroviaires à construire doit prendre en compte le trafic du fret. En effet, ces nouvelles infrastructures peuvent à la fois améliorer les services voyageurs tout en offrant une solution aux trains de fret qui comme le mode routier l’a déjà fait, éviteraient le transit des matières dangereuses en centre ville. Toulouse, Bordeaux, Lyon sont particulièrement concernés.
    "C'est absolument terrifiant. Je crois que le pire est à venir. « Le centre ville était très fréquenté au moment de l'accident, vers 1 heures du matin (7 heures à Paris), notamment un bar très apprécié par les jeunes ». De nombreuses personnes sont inquiètes car elles n'ont pas de nouvelles de leurs proches".
    Des sources proches des secours parlent de 60 à 80 disparus.
    La catastrophe a provoqué une spectaculaire explosion dont le bilan reste indéterminé. Une partie du pétrole s'est déversée dans la rivière voisine.
    AFP – 06-07-2013. Au moins quatre wagons-citernes chargés de pétrole brut ont explosé samedi dans le centre d’une petite ville du Québec après le déraillement d’un train, embrasant une trentaine de bâtiments et suscitant une vive inquiétude quant au nombre de victimes potentielles. «On n’a aucune idée s’il y a des victimes et combien», a déclaré à la presse le ministre québécois de la Santé, Rejean Hébert. La chaîne publique Radio-Canada faisait état d’une soixantaine de personnes manquant à l’appel dans la ville de Lac-Mégantic, à 250 km à l’est de Montréal. Un périmètre d’évacuation d’un kilomètre a été mis en place et au moins 1000 des 6000 habitants de Lac-Mégantic ont dû quitter leurs domiciles. Le risque de nouvelles déflagrations empêchait toujours les pompiers d’accéder au cœur de l’incendie plusieurs heures après l’accident, qui s’est produit vers 1h20.
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    Catégorie : Transport marchandise | Origine de l'article : intermodalite.com
  1. commentaire Posté par Question député, 07-07-2013 à 17h59

    Assemblée Nationale 2007

    Des questionnements sans réponses précises qui ont reposé le problème pour les Triages de Woippy et du Bourget en 2012.

    Question N° : 12 de M. François Grosdidier ( Union pour un Mouvement Populaire - Moselle )
    Question écrite
    Ministère interrogé > Écologie, développement et aménagement durables Ministère attributaire > Écologie, développement et aménagement durables
    Rubrique > déchets, pollution et nuisances Tête d'analyse > installations classées Analyse > zones Seveso. extension du périmètre d'exposition. conséquences. Woippy
    Question publiée au JO le : 03/07/2007 page : 4764
    Réponse publiée au JO le : 23/10/2007 page : 6527
    Texte de la question
    M. François Grosdidier appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, sur les dangers que sembleraient présenter pour la population mosellane certaines activités de la gare de triage de Woippy. En effet, depuis quarante ans, la ville de Woippy accueille la première gare de triage de France. Un périmètre dit « Seveso » interdit les constructions nouvelles à proximité immédiate. Il n'a jamais été communiqué à la municipalité des informations précises sur la nature réelle des risques. Depuis quelques semaines, la rumeur court d'un élargissement du périmètre, sur un rayon de 5,7 kilomètres, qui, d'une part, révélerait un danger bien plus important qu'annoncé et, d'autre part, condamnerait toute urbanisation dans un espace de 12 kilomètres de diamètre, au coeur d'une métropole de dimension européenne, jouxtant immédiatement la ville de Metz et recouvrant les communes de Woippy, Norroy-le-Veneur, Fêves, Semécourt et Maizières-lès-Metz. Une telle inconstructibilité compromettrait tous les projets de développement économique de la communauté de communes de Maizières-lès-Metz, ainsi que tous les projets d'urbanisation et de reconstruction de la ville de Woippy, entravant son opération de rénovation urbaine. Les services de l'Etat en Moselle s'opposeraient à la construction d'une plate-forme hospitalière en raison des dangers présentés par l'activité de la gare de triage de Woippy, notamment les manipulations de produits explosifs dont le chlore. Or, des entreprises industrielles et commerciales emploient des milliers de salariés et surtout des centaines d'habitants résident dans un périmètre plus rapproché du triage. Il souhaite savoir s'il y a ou non incompatibilité entre ces projets et l'activité ferroviaire. S'il y a bien incompatibilité, il demande dans quel délai la SNCF transférera, en dehors de l'agglomération, les activités dangereuses de la SNCF afin non seulement de ne pas entraver le développement des projets publics, mais surtout de mettre la population locale à l'abri de tout danger.
    Texte de la réponse
    Le triage de Woippy est, effectivement, le plus important de France : c'est un outil majeur pour les envois ou réceptions ferroviaires en wagons isolés des industries de l'est de la France, triant environ 1 800 wagons par jour et employant 800 personnes. L'accidentologie y a d'ailleurs été très faible ces dernières années (en moyenne dix événements mineurs par an, sans aucune victime). Au demeurant, les gares de triage sont souvent le lieu, non pas d'accidents, mais au contraire de détections d'anomalies (goutte-à-goutte, petite fuite, organe mal fermé...) qui pourraient s'aggraver en cours d'acheminement. Néanmoins, comme tous les lieux importants de stationnement de matières dangereuses, la gare de triage de Woippy est concernée par l'article L. 551-2 du code de l'environnement et son décret d'application 2007-700 du 3 mai 2007, qui obligent à faire une « étude de dangers » dans un certain nombre d'infrastructures de transport. Cette disposition a été introduite par le Parlement dans la loi sur la prévention des risques du 30 juillet 2003, adoptée après l'accident AZF de Toulouse. Lors des débats, le Parlement n'a d'ailleurs pas souhaité que les infrastructures de transport concernées donnent lieu autour d'elles à des servitudes d'urbanisme, à l'image de certaines installations classées Seveso. L'étude de dangers qui sera effectuée prochainement dans ce cadre par Réseau ferré de France pour la gare de Woippy n'aura donc pas pour effet de créer des servitudes d'urbanisme ni un « périmètre Seveso ». Elle permettra en revanche de répondre plus précisément aux questions posées sur les risques éventuels encourus et, conformément à l'article premier du décret, « elle définira et justifiera les mesures propres à réduire la probabilité et les effets des accidents ». L'étude de dangers servira donc à édicter « des règles spécifiques d'aménagement et d'exploitation » du site conformément à l'article 15 bis de l'arrêté RID du 5 juin 2001 (modifié en dernier lieu le 3 mai 2007) sur le transport ferroviaire de marchandises dangereuses ; à établir le « plan d'urgence interne de la gare de triage » rendu obligatoire par l'article 16 bis de l'arrêté RID susvisé (en vertu de la réglementation RID internationale) ; à établir le « plan prioritaire d'intervention » externe rendu obligatoire par l'article 1-5° du décret 2005-1158 du 13 septembre 2005. Il reste que si la réglementation du transport des matières dangereuses n'a pas prévu de dispositions d'urbanisme spécifiques, le préfet tient de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme la possibilité de refuser un permis de construire à toute construction qui serait soumise à un environnement à risques.

  2. commentaire Posté par Risque, 07-07-2013 à 17h41

    La catastrophe survenue à Lac-Mégantic soulève de nombreuses questions quant à la sécurité des chemins de fer partout au pays.

    Dans le secteur de Masson-Angers à Gatineau, là où le chemin de fer se trouve près des résidences, des citoyens se demandent si un accident similaire pourrait se produire. « Je n'ai jamais porté attention aux matières que les trains transportent. S'il y avait des matières dangereuses... ça fait réfléchir », s'exclame Julie Lanthier.

    Les municipalités où des wagons traversent le centre-ville comme c'était le cas à Lac-Mégantic sont nombreuses au pays.

    Environ 50 000 wagons de marchandises circulent sur les chemins de fer Québec-Gatineau par année pour approvisionner surtout les usines de pâtes et papiers.
    « Dans les régions métropolitaines comme Montréal par exemple on a un choix de voie ferrée, donc on peut faire passer les trains avec les matières dangereuses dans des secteurs qui sont moins peuplés. » — Raynald Marchand, directeur général des programmes, Conseil canadien de la sécurité

    Le conseiller Luc Montreuil estime que le trafic ferroviaire est faible dans la région. De plus, la configuration des rails ne permet pas aux trains d'aller à haute vitesse.

    Il y a toutefois des matières dangereuses qui circulent, notamment celles de la Société Erco Mondial qui crée des produits chimiques.
    « Ce à quoi il faut faire attention c'est que la solution ne s'écoule pas parce qu'une fois que l'eau s'évapore avec un frottement quelconque ça pourrait prendre en feu » — Luc Montreuil, conseiller municipal de Masson-Angers

    Certains citoyens du secteur aimeraient être mieux informés du type de matières transportées par les wagons. « Si jamais il arrivait une catastrophe, ça nous permettrait d'être mieux préparés et de savoir quoi faire », soutient Pierre Cloutier.

    Prêts à réagir

    À Ottawa, les pompiers affirment être prêts à intervenir si une catastrophe comme celle de Lac-Mégantic survenait.

    Ils craignent davantage les camions qui doivent circuler au centre-ville que les trains. « Il y a beaucoup de camions-citernes qui transportent de l'essence », explique le porte-parole du Service des incendies d'Ottawa, Marc Messier.

    La catastrophe de Lac-Mégantic rappelle que le transport de produits dangereux comporte des risques qui peuvent être difficiles à évaluer en ville comme en campagne.

    D'après le reportage de Catherine Lanthier

Robert & Gilles CLARACO Fondateurs du portail de l’intermodalité intermodalite.com