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Commentaires, réactions & échanges

  1. 13
    août

    Et si on parlait d'autre chose que des platanes?

    Note 2.6/5 (102 votes)
    Posté par CG, 13-08-2013 à 21:24 | Commenter | nb:2 nombre de commentaires
    Et si on parlait d'autre chose que des platanes?

    Bonjour Robert Claraco
    Et si on parlait d'autre chose que des platanes?
    Naviguer sur le canal du Midi peut encore procurer la satisfaction d'un travail bien fait.
    On peut cependant distinguer trois secteurs aux caractéristiques bien distinctes entre Toulouse et l'étang de Thau:
    La première, jusqu'au seuil de Naurouze où il n'est plus possible de naviguer dans de bonnes conditions depuis [...] l'automatisation des écluses. Plaisanciers ou professionnels, la lenteur des bassinées et les incidents multiples dus à l'absence d'éclusiers vous découragent de fréquenter cette portion de canal, qui plus est bruyante car souvent longée par l'autoroute.
    Dans le secteur suivant, de Naurouze à Carcassonne, le changement est radical: des éclusiers à leur poste, un paysage (encore) jalonné par les platanes, une présence supportable des apprentis pilotes sur leurs Tupperwares.
    Malgré un vrai problème rencontré dans le petit bassin, lié à la politique de concession des ports: une station de dépotage installée sur un quai interdit au stationnement à la sortie d'un pont particulièrement difficile à passer, la traversée du grand bassin de Castelnaudary reste un grand moment où l'on ressentirait presque l'appel de la mer......Les éclusiers de Saint Roch, sont là, cachés dans leur tour de contrôle, très pros pour avoir passé il n'y a pas si longtemps les derniers pinardiers, armés de patience avec les néophytes de la base toute proche.
    C'est là qu'on traverse le plus d'écluses, et pourtant où il est possible à une péniche au gabarit du Midi de naviguer convenablement.
    Les choses se gâtent à partir de Carcassonne, dans un port où n'existe pas de poste d'attente à l'écluse, et où quelquefois les bateaux promenades effectuant des circuits nuisent à la fluidité du trafic. Problème que l'on retrouve aussi à Fontserannes.
    Ensuite, gare à vous! Nous arrivons dans le secteur le plus fréquenté du canal, jusqu'à l'étang de Thau, où la partie sera plus dure à jouer, quelquefois une partie de billard qui malheureusement se traduit par une multitude d'incidents voir d'accidents aux conséquences parfois dramatiques. La vigilance de l'éclusier devient indispensable face à l'incompétence des navigants, pour permettre au moins un passage aux écluses dans des conditions acceptables. Dans les biefs, la compétence des possesseurs de permis de conduire, appelés certificat de capacité, et une bonne dose de chance réussissent à limiter la casse.
    Ainsi plusieurs modes d'exploitation se succèdent sur le canal, correspondant à des fréquentations différentes, avec le sentiment curieux que, dans la partie la moins fréquentée, tout est là pour décourager les candidats à la navigation, alors que dans le secteur où on trouve l'écluse la plus fréquentée de France, Argens, la volonté de nos élus est d'attirer encore plus de touristes, surtout ceux aux poches pleines, comme on a pu l'entendre dernlèrement sur les bords du canal.
    La quantité aura-t-elle raison de la qualité? Le pouvoir d'achat sera-t-il finalement le critère d'accès à la voie d'eau, avec une menace de surtaxe pour les navigants? Et qui accueillera les touristes? Des saisonniers à leur service ou les habitants d'une région riche d'activités et de productions diverses ?
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    Catégorie : Infrastructure | Origine de l'article : intermodalite.com
  1. commentaire Posté par am2HaIE1Qo2I, 01-06-2014 à 12h27

    The forum is a brghiter place thanks to your posts. Thanks!

  2. commentaire Posté par article Les Echos, 30-08-2013 à 11h52

    Le canal du Midi, chef-d'oeuvre en péril
    Par Laurent Marcaillou et Hubert Vialatte | 30/08 | 06:00



    Le remplacement des platanes bicentenaires est estimé à 200 millions d'euros.
    Les platanes bicentenaires qui bordent le canal du Midi sont victimes d\'un champignon, le chancre coloré, et ils doivent être abattus. - Pascal Guyot/AFP
    Les platanes bicentenaires qui bordent le canal du Midi sont victimes d'un champignon, le chancre coloré, et ils doivent être abattus. - Pascal Guyot/AFP

    On est loin des jet-skis vrombissants de la côte. Avec sa voûte de platanes, tunnel vert où l'eau et la lumière se font écho dans le silence, le canal du Midi incarne le tourisme fluvial par excellence. Son classement au patrimoine mondial de l'Unesco en 1996 a augmenté la fréquentation à 50.000 touristes par an dont 70 % d'étrangers. Soit 20 % du tourisme fluvial français. Le canal génère 850 emplois directs selon Voies Navigables de France (VNF).

    Pour les touristes, le chef-d'oeuvre construit entre 1666 et 1681 se déguste à la vitesse de 6 à 8 km/heure. « En comptant le passage des écluses, on fait des sauts de puce d'une trentaine de kilomètres par jour », souligne Alfred Carignan, patron des Canalous, qui fabrique et loue des bateaux à 15.000 touristes par an. Des vacances relaxantes - « à 8 km/h, le monde s'arrête ! » - et insolites, qui allient convivialité, vieilles pierres et découverte de l'environnement. La clientèle des Canalous est majoritairement anglo-saxonne. L'autre atout du canal, c'est sa longueur, 241 kilomètres entre Toulouse et Sète, ce qui permet de l'intégrer dans plusieurs circuits comme les châteaux cathares ou les croisières du port de Sète.
    42.000 platanes à replanter

    Le canal du Midi est-il un chef-d'oeuvre en péril ? Eric Bousquet, qui organise des balades sur le Millésime depuis le Grau d'Agde, lance un cri d'alarme : « A cause du chancre coloré, des platanes sont abattus et brûlés. Les platanes, c'est la carte postale du canal. Les voir disparaître déçoit les touristes et pour nous, c'est un crève-coeur ! » C'est en 2006 qu'ont été découverts les premiers platanes touchés par le chancre coloré : un champignon obstrue les canaux de sève et tue l'arbre en deux à cinq ans. La maladie se propage vite : 625 foyers ont été découverts depuis 2006 et plus de 10.000 arbres sont contaminés sur 171 kilomètres. Seule la portion entre Castelnaudary et Toulouse est encore indemne. VNF estime qu'il faudra replanter l'intégralité des 42.000 platanes bicentenaires en vingt ans. Depuis 2006, 4.200 ont été abattus et 600 arbres replantés dans des essences résistantes comme le peuplier blanc, le tilleul argenté et le platanor, un hybride élaboré par l'Inra. Ces jeunes arbres ne reformeront la voûte de feuillage que dans vingt ans.

    Le reboisement coûtera cher - 200 millions d'euros hors taxes - au point que l'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a décidé en 2011 de partager la facture en trois tiers, l'Etat, les collectivités territoriales et des financements innovants comme le mécénat. Reste à convaincre les collectivités d'apporter 70 millions d'euros à un ouvrage de l'Etat... Celles-ci rechignent à s'engager sur une période de vingt ans, mais VNF espère signer une convention de financement en novembre. « Les agences de l'eau pourraient compléter le mécénat et l'instauration d'une taxe de séjour est en réflexion », dit Marc Papinutti, qui évoque d'autres pistes : les conventions d'occupation temporaire du canal pourraient être majorées et des « surpéages » instaurés.
    Laurent Marcaillou et Hubert Vialatte
    Correspondants à Toulouse et Montpellier

Robert & Gilles CLARACO Fondateurs du portail de l’intermodalité intermodalite.com