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Commentaires, réactions & échanges

  1. 05
    mai

    Transport ferroviaire de matières dangereuses par chemin de fer

    Note 3.04/5 (99 votes)
    Posté par CR, 05-05-2013 à 21:14 | Commenter | nb:4 nombre de commentaires
    Transport ferroviaire de matières dangereuses par chemin de fer

    Alors que le chemin de fer se prévaut d’être le transport terrestre le plus sécurisé pour transporter des matières dangereuses, plusieurs évènements appellent à relativiser ces éléments. En France en 1993, le déraillement d’un train de carburant provoque un incendie et des explosions qui par miracle n’ont eu que des conséquences matérielles sur les riverains. Cependant le [...] théâtre de ce déraillement était particulièrement dévasté. En juin 2009 un accident similaire en Italie provoque la mort de 19 personnes. Cette semaine en Belgique le bilan est encore miraculeusement limité à la vue de ce qui aurait pu survenir en zone urbanisée. Dès lors il devient urgent d’envisager des mesures dans les centres urbains à très forte densité qui sont souvent des zones à configuration d’itinéraires ferroviaires complexes pouvant être un facteur aggravant.
    13/01/1993 - 07 - LA VOULTE-SUR-RHONE
    Un convoi de 20 wagons quitte un tunnel vers 23h30 pour traverser une gare, quand 7 citernes de 80 m3 d'essence déraillent. Un essieu dont l'une des boites de roulement s'est trop échauffée s'est rompu sur un wagon. Des traces sur les traverses et ballasts attestent que ce dernier suit le convoi sur 300 m et quitte les rails vers un aiguillage à 100 ou 150 m en amont du déraillement. Virole déchirée sur 1/3 de longueur, clapet de fond arraché… 4 citernes se vident, un violent incendie se déclare, le mécanicien éloigne le reste de la rame. Un wagon renversé s'ouvre 15 à 20 min plus tard générant une explosion et une boule de feu ; le flux thermique seul aurait incendié une habitation et un pré à 100 m des voies. Des ruisseaux d'hydrocarbures (HC) en flamme se déversent 20 m en contrebas dans une rue bordée d'immeubles qui canalise l'essence enflammée, 15 habitations et 15 véhicules sont détruits. Des plaques d'égouts en fonte sont projetées à 15 ou 20 m de haut, puis un incendie et des explosions détruisent la station de relevage des eaux pluviales à 250 m en aval évitant ainsi une pollution du Rhône.
    Ces derniers mois, des prises de consciences ont aussi été opérées sur des installations ferroviaires devenues de fait des sites de traitement de matières dangereuses dont les produits sont considérés comme létaux sur un périmètre de 2500 mètres. Les triages du Bourget et de Woippy sont concernés. Cette prise de conscience remet en cause l’habitat existant et l’urbanisme à venir de ces périmètres.
    Ci-contre, un document préparatoire au Plan Local d’Urbanisme de Toulouse rédigé en 2007 suggère qu’il est d’intérêt de donner une priorité aux contournements ferroviaires des agglomérations dès lors qu’il y a déjà une réserve foncière. TOULOUSE qui cantonne l’arrivée de sa LGV en banlieue ferait cohabiter sur son réseau intra muros tous les trafics. TOULOUSE devrait se voir imposer la construction du contournement par la vallée de l’Hers pour tous les convois de fret. LYON avec le CFAL a aussi un projet avancé. Ces infrastructures assureraient sécurité et fluidité ferroviaire. Ils doivent être prioritaires au niveau national.
    En l’attente d’adaptations d’infrastructures des règles de bon sens sont à édicter par précaution. Il semble cohérent d’éviter pour la circulation de ces convois, sur les sections critiques, les itinéraires construits sur des appareils de voie en position déviée. Cette situation déviée impose généralement la limitation de la vitesse des convois. Les vitesses limites doivent être rabaissées règlementairement et aucun train croiseur sur les zones critique urbaines ne devrait se présenter. Les annonces à quai devraient être personnalisées et des personnels de protection civile d’astreinte. Enfin les populations résidentes dans ces périmètres doivent être informées du risque présent et un dispositif d’alarme devrait être imposé pour avertir ces mêmes populations.
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    Catégorie : Transport marchandise | Origine de l'article : intermodalite.com
  1. commentaire Posté par numbers, 12-05-2013 à 17h47

    Un paramètre important à appréhender est que sur le parc de wagons de produits chimiques, pour le chargeur, louer un wagon neuf ou un wagon de trente cinq ans ne se transcrit pas de manière significative sur le montant du loyer mensuel. Dès lors conserver un parc certes agréé mais vétuste n'est que de l'intérêt du wagonnier loueur. En France la SNCF est le principal propriétaire de ces parcs au travers de divers noms commerciaux. S'ils ne sont pas toujours tirés par des trains SNCF et qu'en particulier Europorte et parfois ECR en assurent la traction, c'est quand même le propriétaire des wagons qui pourrait devoir assumer une responsabilité chapeau à plusieurs titres:
    1- Si la responsabilité des wagons est engagée
    2- Si l'agrément du type de wagon est bien un agrément règlementaire en vigueur mais que les intervenants ont connaissance d'évolutions techniques sécurisantes qui n'ont pas été appliquées. Par exemple un détecteur d'essieu déraillé....qui aurait permis de déclencher un freinage d'urgence dès sa survenance.
    3-S'il était démontré que le but d'un renouvellement inssuffisant n'avait qu'un but financier alors que les résultat comptable du wagonnier auraient permis un engagement plus volontariste améliorant significativement des fragilités.

  2. commentaire Posté par iD, 09-05-2013 à 21h58

    Ce qui est assez grave, c'est que des produits fortement réactifs peuvent encore voyager sur deux wagons contigus. De plus le volume de plusieurs wagons est aussi un multiplicateur qu'il faut prendre en compte.
    Adapter la règlementation ferroviaire sur ce qui se passe en suisse serait sécurisant:
    1- limitation des circulations en pérode de faible trafic généralement la nuit
    2- Pas de trains croiseurs
    3- Limitation de la vitesse de fond de l'ordre de 60 km/h
    Il faudrait également sécuriser les infrastructures empruntées par une contrôle plus minutieux que les voies dédiées fret ordinaire.
    En plus un vrai plan d'intervention devrait être mis en place sur les itinéraires empruntés.
    Personnaliser ces itinéraires n'est pas une question de coût vu les tarifs de ces transports.

    Enfin la formation des agents concernés ne peut se limiter à une simple formation de base qui s'apparente à une initiation.

  3. commentaire Posté par tourisk, 09-05-2013 à 15h04

    Des convois chimiques traversent nos villes chaque jour, mais nos municipalités préfèrent faire la chasse aux mobylettes sans pot d’échappement parce qu’elles dérangent la nuit les électeurs ou les voitures en stationnement gênant. Maintenant au courant par cet article d' intermodalite.com aucun des responsables ne pourra nier sa non responsabilité en cas d'accident

  4. commentaire Posté par Fabr, 08-05-2013 à 19h18

    Des preconisations interressantes, tel le non croisement des circulations MD en zone dense ( necessite un suivi pointu de la Regulation, agents specialisés à mettre en place ), limitation de vitesse de ces convois sur les aiguilles ( generalisation du 10 sur les ADV ), mais assez illusoire de vouloir les exploiter qu'en voie droite sur les ADV...

    Au jour d'aujourd'hui, la route est statistiquement letahlement et mediatiquement moins frappante.. et il se trouve que sur nombre d'autres marchés, elle a déjà fait oeuvre d'une gloutonnerie sans partage...

    N'oublions pas non plus l'usage des reductions sur les coûts d'entretien, de contrôle, qui eux aussi oeuvrent à l'encontre du ferroviaire, alors que pour ces marchandises particulières, celà devrait être trés justement le contraire...

    Fabrice

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